Navigation vers Trinidad & Tobago

Les yeux et le cœur remplis de beau, nous remontons l’ancre dans le calme du jour à peine levé. En avant pour Trinidad ! Objectif : arriver avant le lendemain midi pour ne pas payer l’over time lors des formalités d’entrée. Le ton est donné dès le départ : pas de vent ! Le jeu de la journée est donc un jonglage de voiles et d’appui au moteur. Tirons parti de ce calme : on sort le Fatboy !!

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Le soleil nous quitte dans un rouge éclatant (que je n’ai pas pu capturer car nous étions – encore – en train de jouer avec les voiles). Des lignes de grains se succèdent mais il y a toujours un passage au sec pile dans notre cap ! ✨ Un grain se repère facilement de jour : une colonne de nuage se forme, puis un rideau de pluie s’abat dessous liant ainsi le ciel et la mer.

A peine le soleil disparaît à notre tribord que nos regards se figent à notre bâbord. Un grain nous offre un spectacle d’éclairs impressionnants, pas seulement un clignotement de lumière éclairant les nuages noirs, mais certains éclairs bien vifs traversent le ciel jusqu’à la mer. Je n’avais jamais vu d’éclairs aussi nets. Aucun grondement n’arrive jusqu’à nos oreilles, ce qui nous rassure suffisamment pour trouver ça époustouflant. Un éclair tombe toutes les 5 secondes. Nous regardons, silencieux, les yeux ronds, nous lançant parfois des regards avec les sourcils relevés lors des plus gros éclairs.

Deux oiseaux tournent autour du bateau en cherchant à se poser. Ils y arrivent et nous voilà à 5 pour la suite de la navigation ! Compagnie charmante et interrogatrice : nous sommes près des côtes donc ils ne devraient pas avoir besoin de se poser sur Levenez, est-ce l’orage qui serait si gros que même les oiseaux n’osent plus côtoyer le ciel ? Nous serrons les fesses espérant ne pas tomber dans un tel orage durant la nuit. Mais pour l’instant, le ciel est dégagé et somptueusement étoilé au dessus de nous. Ça donne l’impression que notre feu de navigation participe d’une étoile de plus à ce tableau ! Deuxième quart de la nuit, vient le passage délicat. Passer près des plateformes pétrolières désaffectées devenues – d’après les rumeurs marines – repères de pirates. Sur les recommandations diverses que nous avons lu, nous passons à une 10ène de miles à l’Est. Tout comme l’orage, on préférerait éviter un abordage !

La bonne nouvelle c’est qu’après 12h de moteur allumé plus ou moins haut dans les tours, on l’éteint plus de 15’ !! Dans le silence de la nuit on entend à nouveau Levenez danser avec les vagues. Tandis que le ciel désormais noir continue de se faire illuminer par les éclairs, la lune, non effrayée par l’orage, se lève avec une magnifique lumière chaude et douce.

6h sans moteur, c’est toujours ça de pris, mais il faut déjà le rallumer ! Nous réussissons à maintenir une moyenne acceptable pour arriver à l’heure. Trinidad nous voilà !! Nous voyons les côtes Vénézuéliennes toutes proches, ça fait drôle. Dans le chenal pour arriver à Charguaramas de gros dauphins viennent nous souhaiter la bienvenue ! Les oiseaux aussi font leurs crâneurs à notre passage. Le spectacle est apprécié car le reste du paysage, malgré une végétation bien présente, est très industriel. L’eau est marron et des flaques d’huile/carburant ou autres produits bien sales flottent régulièrement à la surface.

On pourrait penser qu’en ayant envoyé avant le départ 11 documents à 7 adresses mails différentes – sans compter un enregistrement en ligne sur un site – les formalités d’entrée seront rapides. Mais non, ça fait partie du charme local ! Déjà ici il faut venir avec un « agent » pour faire les papiers. Autrement dit, c’est tellement fastidieux qu’une personne qui connaît le process nous oriente ! Nous passons à l’immigration et il nous faut remplir encore 6-7 documents, sur papiers carbone – parfois de 5 épaisseurs – qu’ils vont ensuite photocopier ou ressaisir dans leur ordinateur 🧐 Nous devons aussi retransmettre en mains propres les documents déjà envoyés par mail (que l’agent à imprimé pour nous, ouf!). Vient ensuite le tour du bureau des douanes. Et voilà 1,5h après c’est fini. Gentiment on demande à l’agent s’il ne faut pas payer quelque chose (65$ en principe). Ah non, la machine à carte est cassé depuis plusieurs mois alors il ne font pas payer ! 😄

Un grain, pas encore noir
Voyez-vous les deux clandestins (radar et bimini) ?

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Chaguaramas Bay

Vie de bateau, qui plus est relative au chantier : pas encore sortis de l’eau que voilà le premier aléas ! On ne sortira pas lundi mais mercredi ! Dommage, nous qui avions tout planifié pour une sortie le lundi, afin d’avoir toute une semaine avec pro et magasins disponibles…! Ça valait bien le coup de vider les réservoirs d’essence pour arriver à temps ! 🤨 Ça veut donc dire une semaine dans ce mouillage sans baignade ni dessal, à crouler sous une alternance de soleil de plomb et d’orages… Youpi !! Mais on a bien de quoi s’occuper pour préparer le chantier !
Fin de journée, 5 minutes après avoir payé notre bouée jusqu’à mercredi, message du chantier pour dire qu’ils se sont trompés et nous sorte bien lundi ! Bonne nouvelle !! Jed se lance alors en annexe à la poursuite des gestionnaires des bouées pour annuler 2 nuits !

L'eau paraît beaucoup plus belle qu'en réalité !
Notre chantier

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Samedi soir, 23h, je dors déjà. Jed me réveille « je vais juste aider le mec d’à côté, y’a le feu sur son bateau ». 😳 Je bondis du lit, j’entends une voix saisissante gueuler au cul de notre bateau. Jed lui donne notre plus gros extincteur et le plaisancier retourne illico à son bateau. Je sors et vois à quelques mètres une épaisse fumée émanant d’un bateau. En arrivant à ce mouillage on nous avait tout de suite dit de non seulement cadenasser l’annexe la nuit mais aussi de ne pas la laisser dans l’eau (à cause des vols fréquents). Notre annexe est donc pendue par la drisse de spi sur le côté de Levenez. On s’empresse de la remettre à l’eau pour que Jed puisse aller aider le voisin (Fabio). Évidemment ce soir là nous avions enlever le bouchon vide-vite de l’annexe pour éviter un surpoids en cas de grosse pluie. Et évidement dans la précipitation on a oublié de le remettre ! On remonte vite l’annexe qui se remplie d’eau, remise en place du bouchon et nous la redescendons. Pendant ces manipulations nous entendons Fabio tousser depuis son bateau… Jed file le rejoindre. Les extincteurs ne suffisent pas, Jed part à terre chercher de l’aide pendant que Fabio contacte les coast guards. J’aperçois ces allers-retours depuis le cockpit sans vraiment savoir ce qui se passe. Avec les extincteurs en plus le feu est maitrisé. Moins d’une heure après être parti, Jed revient. « Tu peux me filer 2 bières fraîches et 1 paquet de clopes stp ». Le feu est parti de fils électriques, Fabio a entendu depuis son lit les flammes courir les fils et en quelques secondes tout bascule. Au final peu de dégâts si ce n’est l’électricité à refaire et un gros nettoyage après 4 extincteurs vidés dans le bateau. Il est seul sur son bateau, Jed repart avec ses petites provisions pour accuser le coup avec lui. 

Nous avions déjà entendu une histoire d’un feu de bateau en pleine nuit : en quelques secondes plus rien à faire que d’évacuer le bateau qui a coulé laissant 2 jeunes femmes sans bateau, sans maison, sans plus rien, recueillies sur un bateau voisin pour le reste de la nuit avant des jours compliqués d’organisation de retirement d’épave… Retour de Jed et débrief tous les deux. Jed me dit « il est resté zen. Il les accumule quand même ! » « Pourquoi ?! » Attendez je vous raconte. Il y a 2 semaines en venant ici, toujours seul sur son bateau, Fabio s’est fait attaquer par des pirates à 15miles des côtes Vénézuéliennes. 4 bateaux à moteur déboulent sur lui, 20 bonhommes armés jusqu’aux dents montent à bord. Le voilier se fait tracter par les speed boat jusqu’à leur plage repère. Il se fait dépouiller son cash, ses vestes de quart, montre, lunette, etc. Comme la quantité de cash ne leur convient pas, les pirates demandent de faire une visio avec sa famille pour réclamer une rançon. Pour lui mettre la pression ils tirent des coups de pistolet à raz de ses oreilles. Le fait que Fabio parle espagnol a détendu le boss qui a finit par « sympathiser » avec lui. Ils le laisse repartir, avec un avertissement « casse toi, si tu te retournes on te tue » ! Fabio ne se fait pas prier, il part. Il lui restait encore 50 miles à faire pour arriver à Trinidad. 

Ça noue la gorge hein ?! On savait qu’il fallait passer au large du Venezuela à cause de la piraterie, mais là c’est sur on passera TRÈS au large !

Le chantier

Lundi : D-day de la sortie d’eau de Levenez ! Ça crée toujours un petit stress !! Nous nous avançons dans la darse, 4 personnes du chantier nous attendent pour attraper les amarres, c’est très agréable ! Ensuite, on se laisse faire. Le chantier gère très bien les manœuvres. Les sangles passent sous le ventre de Levenez, un plongeur vérifie leur bon positionnement. Puis la grue monte et Levenez prend son envol tout en douceur. Après la grue, vient la remorque pour aller garer le bateau dans son nouveau nid. Au pied d’un cocotier pour rester dans l’ambiance 👌 Y’a plus qu’à !! Mais pour aujourd’hui l’objectif sera de rendre le bateau opérationnel : rangement des amarres, adaptations des connections eau/élec, mise des tauds sur les voiles, rinçage des écoutes, pinoches dans tous les passe-coques pour éviter les fourmis (on en a quand même, elles escaladent les bers ces petites bestioles!), et surtout trouver un système pour monter/descendre Tobago !! Après avoir tenté le sac de courses, une caisse en plastique, la sangle du moteur HB, on opte pour le hamac !! 

Ici il y a beaucoup de français, l’ambiance est familiale, nous sommes tout de suite accueillis et conseillés par ceux arrivés avant. Un groupe Whatsapp pour tous les usagers du chantier permet de se passer les infos et même de commander & se faire livrer des repas ! Une navette est à disposition pour aller aux alentours (bien pratique pour les courses, retour au pied du bateau !)

Opération ascenseur - hamac !!
Couches d'antifouling et mastic qui pèlent
Trop génial les palmes de coco !!
Recto..
Verso

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Première semaine de chantier compliquée : on passe beaucoup de temps à chercher du matériel dans les ships (qu’ils n’ont pas !) et des personnes pour avoir des conseils. Beaucoup d’énergie et de sueurs pour aucun résultat concret : gestion de la frustration bonjour ! Le safran est impossible à tomber : le secteur de barre ne peut pas se démonter sans couper les câbles 😤 Qui a oser installer un truc non démontable sur un sujet pareil ??!! Concernant la coque le boulot de préparation avant pose de l’antifouling est colossal. Levenez pèle par plaques de plusieurs anciennes couches et il faut poncer la coque en intégralité. Sauf qu’avec une meuleuse (ce que nous avons à bord) c’est trop violent et cela risque de déformer la coque si on ponce trop fort ; il faut alors une ponceuse orbitale. Au delà de la trouver (aucun magasin n’en a – on réussi à s’en faire prêter une par un plaisancier au chantier), celle-ci est plus douce (c’est le but), et donc moins efficace… A bout de bras dans cette poussière nocive, le job paraît interminable. La quille n’en parlons pas… il y avait carrément une bulle d’air entre le métal et la fibre de verre. Nos esprits sont un peu perdus, on n’arrive pas à démarrer les chantiers prioritaires ce qui nous bloque intellectuellement pour avancer sur le reste. Ce qui est encore plus frustrant : être fatigués sans avoir avancés. Nous tentons d’accueillir et de compenser cet état par plus d’amour, de Confiance et de patience ! Tout ça sous une chaleur écrasante pensez-vous ! C’est vrai… MAIS nous avons craqués pour l’installation d’une clim à bord (temporaire) !! Ce qui offre des pauses rafraîchissantes, des aliments mieux conservés, un toutou plus heureux, bref un confort non regretté !! Pépite du dimanche : se faire livrer (par un simple message Whatsapp) un poulet rôti au bateau ! 😋

2e semaine au chantier qui commence. Après s’être pris la tête avec du matériel pas adapté et avec un peu d’humilité nous prenons la décision de faire faire le ponçage de la coque par des pros. Le safran est toujours en stand-by, un autre professionnel doit venir donner son avis (et coup de main?) pour réussir à le démonter. Ce bateau n’est vraiment jamais comme les autres… et c’est aussi comme ça qu’on l’aime ! De notre côté on s’attaque au moteur : changement du presse-étoupe et démontage du coude d’échappement pour vérifier qu’il n’est pas encrassé. Le démontage de ce dernier est sans encombre ce qui génère une petite émotion : avant le départ il y a plus d’un an, un écrou nous avait fait suer pendant des jours !!! Démontage de la plateforme du bout dehors et puisque de ce fait la chaîne est à terre nous en profitons pour nettoyer la baille à mouillage. Nous confions le nettoyage de la chaîne à « Mister Clean », très consciencieux et bien content d’avoir un peu de travail. Pendant ce temps les iguanes se prélassent sereinement dans l’herbe en bas du bateau. Ils profitent avant que l’heure de la ballade de Tobago sonne et qu’ils détalent en voyant notre truffe joyeuse accourir pour « jouer » avec eux !! Petite amélioration dont nous sommes très contents : fabrication d’une marche sur la jupe ! Une base inox était déjà en place et ceux qui sont venus à bord se sont déjà sûrement éclaté le talon en prenant appui dessus pour monter dans le cockpit ! Désormais une jolie planche en teck rend la montée toute douce !! 😃👌

Fin de semaine, après 4 grosses journée à 2 ouvriers, la coque est toute poncée ! Petite surprise finale en s’attaquant au safran : il y a de l’eau sous le mastic qui s’enlève par grosses plaques 😣 Il faut donc poncer le safran jusqu’au Kevlar, laisser sécher, remettre du mastic (de meilleure qualité !), puis poncer en surface ce nouveau mastic ! 

Il manque le bout du nez !
Opération baille à mouillage
Secteur de barre

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Samedi 16 octobre : on sait que quand on sort le bateau de l’eau, c’est l’occasion de découvrir quelques surprises. Mais celle-là on ne s’y attendait pas, et on s’en serait bien passé. En regardant où faire passer les tuyaux du futur nouveau passe-coque, le doigt de Jed s’enfonce dans une varangue. Les varangues sont des poutres traversant le bateau dans la largeur et sont des parties structurelles du bateau. Cette varangue donc, est totalement imbibée d’eau, comme une éponge..! Elle est située juste devant la quille. Là c’est pas drôle, c’est grave. Le bois s’effrite comme de la terre. C’est le coup de massue. Les idées angoissantes défilent dans nos têtes, les mots échangés sont brefs. On demande à Newton (celui qui travaille sur la coque) de passer voir. Même constat que nous. Il faudrait démâter (car la varangue est juste sous le mât), analyser l’état de la varangue, analyser l’état de la coque en espérant qu’elle ne soit pas attaquée par l’humidité. Levenez est bien mal en point. Ça nous brise le cœur et l’ampleur des travaux nous effraie. Trouverons-nous les compétences ici, à quel prix ?.. N’est-ce pas le début de découvertes accablantes et vidant en vain la caisse de bord à toute vitesse. Nous appelons Eric qui comme toujours a des mots paisiblement réalistes. La lutte intérieur est forte pour que la Joie que nous chérissons tant ne laisse pas de place au découragement et à l’énervement. C’est le jeu de cette Joie et de cette vie que nous choisissons. 

Le week-end passe sans que nous ne puissions rien faire et ce n’est pas plus mal, cela nous oblige à prendre le temps d’encaisser et à reprendre nos esprits. Dès le lundi, au travail ! Rdv pris avec le grutier, on s’attelle à préparer le démâtage. Affalage des voiles, démontage des enrouleurs, de la baume, déconnections des câbles électriques qui passent dans le mât. Levenez est démâté sans encombres, ouf ! On attaque le retirement de tout le bois pourri dans la zone. Cela sèche doucement jour après jour avec l’aide de lampes chauffantes. Pendant ce temps, on remet les mains dans le moteur : démontage et nettoyage complet de l’arbre d’hélice, changement de la bague hydrolube. Rafistolage du taud d’annexe, découpe de planchers à l’intérieur, découpe de nouvelles amarres, il y en a pour tous les goûts ! Et puis enfin : on a réussi à démonter le secteur de barre !!! Bon on a dû couper les cables et les écrous mais il est enfin dehors et après un petit nettoyage le voilà comme neuf ! Cela nous permet de faire tomber le safran. Évidement nous n’avons pas assez de hauteur sur bers donc retour dans les sangles pour lever Levenez suffisamment haut. Voilà une bonne chose de faite !! Le mât étant à terre c’est une bonne occasion de l’examiner, et hop encore une petite surprise : un petit point de corrosion au niveau du pont. Nous allons devoir le traiter. Le plus complexe dans ces sujets ce n’est pas de faire (ou faire-faire), mais c’est de savoir quoi faire. Ah oui et puis autre nouvelle : on voulait reprendre quelques pets de peinture et les discussions nous ont menées à … : la peinture cloque à plusieurs endroits. Il apparaîtrait que ça ne va pas aller en s’améliorant. Vous nous voyez venir… il faudrait refaire toute la coque ! Et le ponpon : le bleu est une couleur trop foncée qui génère une importante source de chaleur pour le bois, le blanc serait donc plus sûr. En plus du chantier que ça implique, c’est un petit deuil à faire que de décider d’enlever sa couleur bleu si propre à Levenez ! 

Dans tout ça le moral va et vient. Voilà près d’un mois que nous sommes à terre et finalement aucun sujet n’est clôturé. Des coups de mou devant la montagne de sujets engagés, de l’argent qui file, du manque d’iode ! Et puis la fatigue fait son œuvre et nous offre des fou-rires qui font du bien !! Une soirée avec Jean-Marie & Agathe sur Mélimila, au chantier, nous évade et nous rappelle pourquoi nous mettons tant d’énergie dans le bateau. Cela fait 8 ans qu’ils naviguent et ils ont bouclé la boucle ! Entre leurs récits de rencontres & lieux merveilleux et la confirmation qu’après le Pacifique c’est compliqué de faire des travaux, ça nous redonne un coup de boost !

Tobago nous réconforte !!
Plus de drisses au piano !
Il manque quelque chose non ?!
Voyez-vous Tobago ?
Ancien passe-coque réouvert !
Le prince !
Bulles ...

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Les activités continuent, la liste s’allonge plus qu’elle ne rétrécit. Nous profitons du mât déposé pour changer les câbles électriques et modifier certains passages de câbles à l’intérieur du bateau. Côté safran, le système des cages et rotules est également à changer. Le travail sur notre volonté est intense. Se donner à 100% pour avancer et retourner à l’eau au plus vite. Car chaque jour nous déleste de quelques dollars, et surtout parce que ça nous manque et que ça ferait beaucoup de bien au bateau, au chien et à nous !! Chaque décision de chantier supplémentaire est un dilemme entre cette envie de repartir et la conscience de savoir ce qui est nécessaire, sécuritaire, ce qu’on ne pourra pas faire plus loin dans le voyage. Mais il faut aussi savoir prendre le temps de la réflexion, ce qui génère une frustration de ne pas avancer concrètement. Savoir écouter ses limites et la fatigue mentale qui demande une pause. Savoir prendre le temps dont nous avons besoin à deux car sinon tout ça n’a plus de sens. 

Tobago de son côté s’est fait une super copine ! Une belle complicité avec Julia (d’un autre bateau au chantier) qui le manage avec assurance et ça fonctionne ! ☺️

La décision de refaire la peinture est prise : à certains endroit ce n’est pas seulement la peinture mais aussi la fibre de verre qui cloque. Pour ça il faut bouger le bateau dans une autre zone dédiée au ponçage. Youpi, encore une logistique en plus ! Sans parler du fait qu’on va dire adieu au bleu Levenez… 😔 Notre nouvelle place est moins pratique mais nous gardons  la tête dans les cocotiers alors c’est acceptable ! 😉

Le ponçage commence et Levenez se transforme en léopard bleu, ce qui ne lui enlève rien de son charme !! ☺️ Pendant que le pont se recouvre d’une épaisse couche de poussière, nous continuons l’électricité à l’intérieur. Voilà un circuit bien plus propre !! On s’intéresse aussi au mât, profitant de son accessibilité pour faire un check global, changer les fils électriques, les réas (sorte de poulies sur lesquelles passent les drisses) et l’antenne VHF. 

Notre nouveau cocotier !
Supérette juste en face !
Commérage en cours !
Dessin de Julia, admirez la coupe de Jed !!
Pas de casquette sous la main !

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Le chantier de peinture avance et Levenez retrouve une couleur uniforme. On croit deviner la future silhouette de Levenez, et puis non encore un coup de ponçage par ci ! Cela paraît interminable, ils font vraiment un gros travail, toujours avec le sourire ! Et pour Lucien, jamais sans son oiseau !! Preuve de la curiosité de Tobago : il est sur chaque photo de la coque puisqu’il nous suit de loin dans chaque mouvement 😄 Ces avancées nous valent de transformer Levenez en une cabane encore plus cabane !! Le cockpit se transforme en serre ce qui génère une chaleur que la clim a du mal à compenser ! Un hammam gratos !! On se brûle rien qu’en touchant les inox. Cela frustre Tobago qui ne peut plus faire sa commère… Quoique !! Il a finit par se créer une ouverture !! 😅 

De notre côté nous avons créé le patron de la varangue et l’avons découpé avec l’ébéniste du chantier. La pièce est prête, nous pourrons commencer le chantier de réparation la semaine prochaine.  Nous mettons en place un système de ridoirs sur les filières permettant de régler leur tension.  Grâce au bateau copain Melimila qui nous ont donné un écran de pilote automatique, nous avons désormais un répétiteur à l’intérieur. Nous pourrons ainsi régler le pilote au chaud si besoin !! ☺️ Nous avons enfin trouvé toutes les pièces nécessaires pour installer une antenne wifi à bord, nous allons maintenant mieux capter les wifi alentours !  D’autres petites choses avancent : un bouton pression sur le taud de cockpit pour faciliter son enroulage, démontage de l’ancienne commande moteur qui était restée en place, …  Une après-midi, nous nous sommes fait enfermés sur le bateau par les bâches ! Le temps de s’en rendre compte les peintres nous interdisent de sortir ! 😅 Bloqués à l’intérieur, une nouvelle idée d’occupation germe : on va démonter le petit réservoir de carburant (suspectant des fuites, nous l’avions condamné). Soit on le répare, soit on le jette mais on ne le laisse pas en place sans utilité ! Nous craignions de devoir démonter l’évier mais finalement non, ouf !! Bien plus vite que nous l’imaginions le réservoir est dans le carré. S’en suit un gros nettoyage puis vient le temps de l’analyse. Nous le mettons sous pression avec le gonfleur d’annexe, puis nous scrutons chaque soudure. Nous étions sur le point de constater une parfaite étanchéité mais… une goutte, puis deux, … puis 7 ! Nous voilà en quête d’un soudeur inox capable de reprendre ces points de soudure. 

Nous goûtons les « venezuelian hallacas » livrés au bateau, et profitons d’un marchand de fruits & légumes sur le chantier chaque semaine ! 👌👌

Pendant que les jours défilent le temps change et on sent bien la belle saison qui reprend. La pluie et l’humidité laisse davantage de place au vent des alizés. Le large nous appelle !!

C'est pas moi, je suis invisible !!
Nouvelle pièce pour la varangue
Nouvel écran intérieur pour le pilote
Nouvelle antenne wifi !
Réservoir de carburant

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Lundi : reprise des travaux ! Le chantier de la varangue est prévu pour 08h. Nous nous levons à 06h pour préparer le bateau. 08h30, 09h, 10h… nous voyons enfin les gars arriver. Et ils s’attaquent au masquage pour la peinture de la coque 🧐 « Dans 2h on s’attaque à la varangue ». Finalement à 16h on comprend que ce ne sera pas pour aujourd’hui..! Rdv demain 08h.

Mardi 08h : le bateau est prêt. Mais toujours pas de Lucien. 09h Newton (son boss) nous dit qu’il est bloqué à la banque, il va arriver. Il sera finalement sur zone à 11h30 😏 Entre temps nous étions lancés sur autre chose, vers le mât (loin du bateau). Nous revenons vite et voyons 3 gars dans le bateau commençant à installer les bâches, et … Tobago au milieu pas trop perturbé ! Quel bon chien de garde 😅 A sa décharge il les connaît. Opération protection pour la poussière, voilà Lucien enfermé dans son SAS pour poncer et rendre propre la zone de travail. Moment de solitude quand, depuis sa zone fermée, il me demande un « vacume ». Aucune idée de ce que c’est. Je chercher partout et sollicite ses collègue qui travaillent dehors pour trouver le « vacume ». L’un est prêt à partir en voiture quand Lucien, trouvant le temps long, sort sa tête de la bâche et me dit « that it is ! ». C’est un aspirateur, et il était sous mon nez 😁 Depuis, dès qu’il m’explique quelque chose il commence par me demander « your husband is here ? » Une fois le ponçage réalisé, bah… la journée est finie ! Rdv demain matin.

Mercredi : la grosse pluie de la nuit jusqu’au matin rend la zone trop humide pour travailler, le travail est reporté à l’après-midi. Et on ne change pas les bonnes habitudes, Lucien ne passera que vers 16h car retenu sur un autre bateau pour une urgence. Il découpe seulement le tissu de fibre de verre et le reste sera pour demain. Avec la promesse qu’il ne passera pas à la banque avant. Son humour rattrape le coup ! Ces changements de plans ne sont pas dramatiques mais ce qui est contrariant c’est qu’en attendant on avance au ralenti sur les autres chantiers. Est-ce qu’on se lance dans quelque chose ? Si la réponse est oui, on peut être sûrs qu’il va arriver à ce moment et qu’il faut tout laisser en plan ! Sans compter bien sûr le coup de chaque jour passé au chantier.

Jeudi : 08h30… Lucien est là !!!! 🥳 Sûrement à cause d’un inconscient médisant, cette fois-ci le bateau n’est pas tout à fait prêt 😄 Après une grosse demie-journée de travail en chantant Bob Marley : la varangue est posée, bien protégée de fibre de verre et de résine !!! 🤩 Il faudra désormais fabriquer le bloc posé sur la varangue qui supporte le mât.

Sinon on a enfin fait remettre droit le davier tordu lorsque nous avions coincé l’ancre… en Corse (été 2020) !! 😅

Nous avons mis un système étanche pour les fils électriques qui passent dans la colonne de barre. 

Vendredi c’est jour de fête : Levenez revêt son manteau blanc !!! Attention les yeux, voici le nouveau style de Levenez !

Samedi la semaine se termine sur un échec ! Nous devons à nouveau repasser les câbles dans le mât. Ça aurait pu être simple, mais non ! 😁 On perd plusieurs fois le messager dans le mât (drisse qui nous permet de guider les câbles), de grosses averses toutes les 10 minutes nous coupe sans cesse dans notre élan. On finit par remettre le messager, à la torche, et le reste sera pour lundi ! Et il y en a un qui nous fait une fête d’enfer quand on remonte au bateau ! Il a bien cru qu’on avait oublié son moment favori de la journée : la promenade !! 🥳

Et voilà une varangue toute belle et protégée !
Grandes discussions !!

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Lundi matin surprise : les pièces du safran sont arrivées !!! Jed va les chercher à la douane : pas de queue, pas de frais supplémentaires, pas de complications. En arrivant au bateau vérification de chaque pièce : tout est conforme !!!! Ça c’est une semaine qui commence bien !! Newton est là et a même pensé à nous apporter la douille pour resserrer les boulons de quille. La reprise sur la jupe avant peinture n’est finalement qu’une bagatelle qui sera vite traitée. Un beau soleil reste présent toute la journée et nous réussissons à repasser tous les câbles dans le mât ! Petit bonus, nous créons une ouverture dans une cloison pour une meilleure aération et gestion de l’eau dans les cales ☀️😃👌

Mardi on attaque le sujet safran ! Première étape : détruire la cage inférieure. Pas une mince affaire… après 3h Newton, dit « Mister Destructor », a remporté le combat !! S’en suit pour Jed le démontage des anciennes slives (pièces rondes en alu sur le safran). De mon côté je nettoie les coffres après la bataille, et… j’arrive à attraper par une trappe tout au fond des coffre (roulements de tambours 🥁🥁🥁) la caisse de décoration de Noël !!!!! 🥳🥳🥳 

Encore 1/2 journée de travail de ponçage sera nécessaire le lendemain. 

Jeudi le temps se prête à la peinture, nous en profitons donc pour finir le blanc Levenez sur la jupe. Pas de travail sur le safran au risque de mettre de la poussière sur la peinture fraîche ! Le sujet du jour sera donc les connections du nouveau passe-coque. Encore une prise de tête sur les embouts cannelés, raccords, vanne, espace disponible, etc. !! Du côté de la pièce de pied de mât, c’est pas évident. Nous devons trouver une parfaite verticalité, 1 degré de décalage en bas donnerait 18 degré en haut du mât…! 😰 Nous remplaçons les cales en bois fixées sur les varangues qui permettent de poser les planchers, ce n’est pas du luxe !

La mise en place des nouvelles slives se prolonge sur le week-end pluvieux, bien installés dans notre nouvel atelier local : le catamaran d’à côté !! 

Encore un chantier délicat dans le montage, si le positionnement n’est pas parfait les efforts sur la mèche dans les rotules ne seraient pas bien effectués. Samedi matin, la slive du bas est posée. On laisse sécher et la slive du haut est prévu pour dimanche. Newton, Lucien et son fils nous aident à enlever des cochonneries de l’intérieur du mât, puis nous partageons une bière tous les 5. Moment simple et détendu qui fait du bien.  Dimanche, la pluie a finalement eu raison du programme. 

Cage et rotule supérieures
Cage et rotule inférieures dans le tube de jaumière
Slive
Ancienne cage inférieure retirée
Ancien tube de jaumière
Anciennes cales des planchers
Nouvelles cales

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Cette semaine Levenez retrouve son nom peint sur la jupe ! 😃

Le travail sur le safran avance doooooucement… Entre la météo, le rythme des ouvriers locaux, les choses qui marchent pas et qu’il faut recommencer, les temps de séchage… c’est  looooog !!! 😅 La pièce de pied de mât quant à elle est enfin terminée 👍

Quand ça veut pas, ça veut pas : un gars secoue un cocotier pour attraper des cocos. Pour cela il choisit le cocotier qui est juste à côté du mât, la coco tombe donc… sur notre mât ! 🙄 Notre feu de mouillage est cassé ! A défaut d’avoir réfléchi avant d’agir, il est très honnête et nous en rachète un dès le lendemain matin. Toujours sur les cocos 🌴, c’est au tour de Tobago de s’en prendre une 😣 Divergence d’analyses de trajectoire entre Tobago et nous 😁 Sur le coup nous n’avons pas fait les malin entendant les cris de douleurs de Tobago et le voyant continuer sa course les fesses traînant sur le sol.. 😔 Finalement en moins de 24h il galope de nouveau comme une biche ! 😅 

En ce moment la pluie ne nous lâche plus, ce qui a parfois tendance à mettre nos nerfs à rude épreuve ! Le jour où nous planifions de remâter, malgré une alerte jaune de pluie, un grand soleil nous accompagne !!! 😃☀️ Tout se passe bien mais la pression est grande. Toutes les corrections de positions et points de vigilance ont été apportés par le capitaine. Les professionnels font, mais ils n’analysent pas. Donc seul le capitaine peut dire si le mât est bien positionné. Le contre-coup de l’après-midi est à l’image de la pression du matin !

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Le 24 au matin nous sommes conviés à un « Chrismas Breakfast » organisé par le chantier 😊 Au programme pour la suite des festivités : pause totale du chantier ! L’ambiance est calme autour de nous, nos esprits arrivent à déconnecter, et ça nous fait un bien fou !! On peaufine la décoration avec une guirlande de nos neveux & nièces offerte à notre départ, c’est comme si on était avec nos familles !! 🥰 Apéro de fête le 24 au soir, les cœurs débordant de Joie et de Paix. Chemise-pantalon pour monsieur, maquillage pour madame, des détails dont on avait plus l’habitude !! 😊 Le 25 c’est hachi de canard (une des conserves française gardées précieusement depuis le départ !!) et mousse au chocolat !! Faite avec les moyens du bord, on ne pouvait pas rester 24h sans sortir la perceuse !! 😄 L’odeur de chocolat fondu – qui est très rare à bord je le reconnais – donne chaud au cœur !! 😋

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Noël est passé, la Joie reste mais le travail doit reprendre. Ah bah pas pour tout le monde finalement. On vient d’apprendre que l’équipe qui travaille sur Levenez est en vacances toute la semaine. Pourquoi prévenir avant ?! Tant pis pour l’avancement des gros chantiers, ça nous offre une semaine à notre rythme pour avancer nos chantiers annexes sans dépendre du rythme local ! Et puis en fait c’est encore Noël car nous recevons un beau colis dit « colis Mary Poppins » de la part de la famille avec une multitude de cadeaux remplis d’attentions et d’amour !!! 🥰 Nous prenons le temps de savourer ces surprises 💝 Un monsieur passant sur la route de l’autre côté du grillage nous interpelle pour nous couper une noix de coco fraîche ! Comme ça. Merci monsieur ! Le jus débordant de cette noix nous offre une petite pause fraîcheur et intrigue Tobago. Le 1er janvier, nous nous faisons livrer un repas gratuit, sans avoir rien demandé ! On a pas bien compris qui nous l’offrait mais on a bien apprécié cette surprise !! 

Grosse fête avec ses cadeaux !!!

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La baume remise en place, le capitaine s’offre un tour dans les airs pour accrocher le lazy bag (housse de la grande voile). Tout le monde n’est pas en vacances et un mécano intervient sur le moteur pour de l’entretien : changement de la courroie de distribution, contrôles de l’alternateur et du démarreur. De bonnes choses de faite qui étaient nécessaires ! De notre côté on remet en place le réservoir de gazole que nous avions démonté (c’est toujours plus facile de démonter que de réinstaller !!). Nous reprenons les fixations des chandeliers branlants. Ce qui nous permet  – après un bon lavage pied nus sur une grande bâche au sol, tel un mousse frottant le pont – de réinstaller les tauds !!! Ça c’est un grand confort pour le soleil et la pluie !! Ils nous avaient manqués depuis 2,5 mois !!!! Nous ajoutons un nouvel échappement pour le moteur, afin d’utiliser l’ancien pour l’évacuation de l’eau du cockpit côté tribord. C’est toujours détendant de faire un trou de 60mm dans la coque 😁 Les ouvriers eux ont décastré les coffres arrières en vue d’une reconstruction totale pour les rendre étanches. Le primer et une première couche d’antifouling donne un coup d’éclat à Levenez. Nous recevons enfin une commande passée en novembre qui va nous permettre d’avancer sur plusieurs sujets. Du coup c’est encore Noël pour Tobago, le voilà bien équipé pour les prochaines aventures !! Un trou est creusé sous le safran pour nous permettre de le manipuler sans solliciter la grue. Et samedi, enfin, la nouvelle pièce de bois accueillant la cage de la bague supérieure du safran est posée !

Lequel des deux s'amuse le plus ?!

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Cette nouvelle quinzaine commence très bien : les ouvriers s’attellent activement à la reconstruction des coffres sous un beau soleil qui ne nous interrompt pas. Ponçage, pose, mastic, fibre de verre, epoxy, ponçage, primer, ponçage, peinture, ça dépote ! De notre côté nous faisons les nouvelles connexions du pot d’échappement moteur et des évacuations du cockpit, nous refaisons les joints des cadènes, un nouveau chargeur de quai (l’ancien n’ayant jamais fonctionné) est installé ainsi qu’un câble pour surveiller la température des batteries. Nous installons également un col de signe sur le pont pour une parfaite étanchéité dans le parcours des câbles depuis le mât jusqu’à l’intérieur du bateau.  Autre sujet qui avance : le nouveau passe-coque du dessalinisateur. Encore ?! Oui on n’avait toujours pas finit !! Pour prendre en compte la hauteur sous plancher, l’espace autour du passe-coque pour visser la vanne et toutes les petites contraintes du bateau, nous avons dû faire retravailler le vanne un bon nombre de fois. Nous nous lançons donc dans cette installation. Pour cela le toilette prend place dans le carré ! En le déconnectant nous avons la joie de sentir un doux fumet parfumer la zone de travail 🙄 Pendant que je fais la petite main « passe-outils », la vision de mon courageux Jed plié en 4 à suer dans cette odeur piquante me déclenche un fou rire nerveux, qui ne sera pas vraiment partagé par le capitaine 😄 Cette fois ça y est : la vanne est installée, le nouveau tuyau est connecté, tout est en place. Espérons que ce soit étanche !!! Sinon,… on prendra l’eau ! 😁 Côté coffres ça avance, mais comme rien n’est jamais acquis facilement un problème se pose concernant le teck sur les couvercles. Pour en mettre du nouveau, deux options : soit les personnes sont en rupture nationale du joint spécial, soit le prix pour la pose est exorbitant (850US$ 😱). Nous optons donc pour essayer de récupérer l’ancien. Sauf qu’il a été collé à l’epoxy, donc impossible de le décoller sans le casser 😣 Nous choisirons finalement de le récupérer sans le décoller, et de l’incruster dans les nouveaux couvercles. Sujet capote désormais : en général les arceaux des capotes sont pris dans des fourreaux qui les maintiennent en place. Mais comme Levenez est spécial, ce n’est pas le cas pour nous !! Jusqu’à maintenant des sangles faisaient à peu près l’affaire, même si en réalité nous devions souvent les remettre en place. Aujourd’hui elles ont cassées, nous cherchons donc une option pérenne pour que ces arceaux restent en place. Nous optons pour des manilles, des colliers et de la drisse, ça fera l’affaire !  

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Lundi, nous changeons de place sur le chantier. En effet notre voisin ponce sa coque et nous nous prenons toute sa poussière d’alu et d’antifouling sur la peinture toute neuve 😏 C’est reparti : pour la 3e fois Levenez retourne sur la grue et fait une petite ballade. Mais où va-t’il ?! Voilà qu’il trempe la coque dans l’eau !!! On a en effet réussi à demander, « without charges », d’être posés sur l’eau dans la darse pour vérifier si on a bien travaillé. Voir Levenez si près de l’eau donne envie de laisser tomber le reste du chantier et de repartir illico en mer !!!! Mais place à la réalité : on attache Tobago à un banc (sa sagesse nous fait craquer !!) et on file monter dans le bateau pour les vérifications. Première inquiétude : l’eau ne semble pas entrer dans les deux passe-coques (déssal & moteur) que nous voulons vérifier, les sangles sont-elles piles dessus ? 😫 Deuxième frayeur : le moteur ne démarre pas 🧐😱 Finalement l’eau arrive aux passes-coque et pour le moteur ce n’est qu’un fil du bouton « démarrer » qui est débranché 😌 (on se demande d’ailleurs comment en quelques seconde le capitaine a sû trouver le fil et le reconnecter correctement alors qu’on avait jusqu’ici jamais touché à ces connections ✨😍). Nouveau passe-coque : étanche ✅, nouvel échappement moteur : étanche ✅, coude d’échappement : étanche ✅, presse-étoupe : étanche ✅, démarreur moteur : fonctionne ✅, safran : bouge sans résistance ✅ !!!!!! On a donc bien travaillé !!!! Un poids de 200kg s’envole et nos visages gardent un grand sourire béats ! Nous voilà installés au notre nouvelle place. Pas de cocotier cette fois-ci mais nous sommes loin de la zone de ponçage, loin de la route qui était vraiment bruyante, et juste à côté des sanitaires les plus propres du chantier (on passe de wc à l’odeur & image régulièrement suspectes voir impraticables et douches froides en mode robinet à sanitaires propres, climatisés avec douches chaudes et en spray) !!! 😃👌 Le paysage est un peu plus industriel sur l’arrière mais on est plutôt bien entourés entre Adriana et Calyspo ! Deux beaux bateaux appartenant au propriétaire du chantier. Les coffres se reconstruisent – à l’exception des couvercles qui donnent toujours du fils à retordre… – nous voilà alors parti sur la découpe du pont à l’avant pour créer une baille à mouillage accessible depuis le pont. Normalement, c’est l’ultime gros chantier et la dernière fois qu’on découpe notre bateau !! 😁 Après un minutieux travail de réflexion sur où couper sans fragiliser le pont et les points de tir des taquets et de la trinquette, la découpe est faite ! Ça fait des guilis au ventre !! Cette ouverture nous offre un puit de lumière dans la cabine (temporairement) !! Ensuite il y a les éternelles étapes de ponçage, fibre, epoxy, ainsi que la construction du support du guindeau. De notre côté nous remontons la colonne de barre et le secteur de barre (tout le système de communication entre la barre à roue et le safran), ce qui représente beaucoup de petites étapes de précision. Nous profitons de cette activité pour connecter le compas aux feux de navigation pour qu’il s’éclaire de nuit. Nous refixons aussi le capteur d’angle du pilote automatique, encore une fois il ne faut pas se planter sur le positionnement ! Nous installons une nouvelle antenne GPS/AIS, avec ce que ça implique de passage de câble dans des endroits biscornus !

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Les couvercles des coffres n’en finissent pas… En revanche la baille avance. Après quelques frayeurs sur des détails que nous n’avions pas pris en compte au départ mais qui passent tout juste✨, voilà la baille aménagée, fibrée, peinte, presque prête à l’emploi !! Nous remettons en place la plateforme du bout dehors, quel plaisir de remonter enfin les morceaux de notre bateau depuis trop longtemps en kit !! Samedi 29 matin, nous étions à l’intérieur quand tout à coup le bateau vibre d’une manière étrange. On se dit que c’est le vent, même si ce n’est pas le même ressenti que d’habitude. Plus tard, Jed voit que c’était en fait un tremblement de terre de 5,3 entre Trinidad et Tobago ! 😲

Une nouvelle prise de quai est installée, les bouts de la main de fer sont remplacés, un système de rangement des amarres dans les coffres est mis en place, la pièce de butée du secteur de barre est remplacée, et d’autres détails se peaufinent. La fin se fait sentir (et désirer!!!) mais les finitions traînent… On commence le nettoyage intérieur des pièces qui ne sont plus exposées aux travaux. Du sol au plancher en passant par les intérieurs des placards et moindres recoins, tout y passe et c’est pas du luxe !! On pensait que les chantiers avec Newton seraient terminés cette semaine, mais non… Pour les « derniers ajustements » des coffres, nous voilà reparti sur du ponçage, fibre / epoxy, peinture, … c’est sans fin !

Le plaisir de Tobago en ce moment : aller se baigner tout seul pendant la balade ! On le voit apparaître à 2000KM/h tout mouillé et tout content 😅 Lui aussi a hâte de retrouver notre petite vie sur l’eau !!

Tu me donnerais un petit quelque chose ?
Nouvelle prise de quai
Comme une impression de retour en arrière..!

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C’est reparti pour une nouvelle semaine, et mercredi… tadadadam… les travaux sont officiellement terminés !!!!! 🥳🥳🥳 Il reste encore de l’énergie à mettre dans le nettoyage complet du bateau et quelques détails mais les deux derniers gros chantiers des coffres et de la baille à mouillage sont finis !! On a du mal à y croire !! Jeudi, heureux de cette perspective de fin de chantier, nous nous attaquons au frottage du pont et du teck avec enthousiasme. Pas une mince affaire !! Il faut d’abord commencer par débarrasser le pont : annexe, paddle, tangons, voiles, allez hop par dessus bord ! Ça nous prend la journée complète, et beaucoup d’énergie. Mais le temps est idéal : une petite pluie qui maintient le teck humide sans que cela nous empêche de frotter (même si par moment nous étions bien trempés 😅). Quel plaisir de retrouver une couleur de teck digne de Levenez ! On revit !! Vendredi, réveil par le soleil (car l’annexe n’est du coup plus sur notre panneau), on a déjà l’impression de se  reconnecter à la nature. On sent la fraîcheur et la douceur du matin. Le grand soleil nous accompagne toute la journée, parfait pour rincer les affaires (coussins de cockpit, combinaisons, bouée fer à cheval, mitaines, chaussures de pont, …). Samedi on s’attaque à un vieux sujet : la fuite de notre panneau de chambre (le fait d’enlever l’annexe nous a vite rappelé ce détail à la première pluie ! 😁). Le problème semble réglé 🤞 On traite également une fuite au niveau du panneau de descente.

Dernière semaine à terre !! 🥳 On s’active toujours sur le ménage intérieur & extérieur ! Levenez retrouve son éclat et nous un grand sourire (même s’il n’était pas vraiment parti) !! Les inox nous éblouissent !! 🤩 Ce séjour à terre commence à dérégler notre toutou qui se prend des envies de grignoter tous les bouts qui traînent, chose qu’il n’avait jamais fait avant 🤨 Espérons que le retour à l’eau lui fasse retrouver ses bonnes habitudes !! Levenez change de robe pour son antifouling définitif !! 🤩 On est très patriotes !! 😄🇫🇷

je fais genre je suis là mais en fait je dors !
trop content de retrouver sa place sur les coffres !
un teck tout propre !!
ça frotte, ça frotte !
quand Jed fait croire qu'il y a quelque chose à regarder !
Allons enfants de la patriieu !
fatigue de fin de chantier !
Derniers moments de stabilité !

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Jeudi : D-day !!! La nuit fût entrecoupée à cause de la fuite du panneau qui n’est en fait pas résolu… Quand on teste en versant des litres d’eau pas de fuite, mais quand il pleut en pleine nuit c’est l’arrosage dans le lit 😠. Nous passons donc le reste de la nuit avec une bassine entre nous, et des parties du matelas et du draps mouillées ! 👌 Timing du jour : 08h30 clim démontée, 11h levage du bateau pour une mise à l’eau après le déjeuner. Entre les deux, finition de l’antifouling sous la quille. Le ventre commence à se serrer, on voudrait faire un bon en avant et être installés au ponton ! 11h45 toujours pas de grue 🧐 Ah bah ils ont oubliés, ils sont en train de déjeuner !! 13h c’est l’heure du plongeon !!! Levenez s’avance dans la darse et s’immerge progressivement. Ça fait tout drôle de voir disparaître sa quille si longtemps à découvert. Départ de la darse : coup de chaud. J’entends Jed dire « pourquoi je fais ça ?! ». Je me retourne et constate : quand il tourne la barre à bâbord, nous allons à tribord 🤨 On échappe à la cata de se prendre le béton de la darse 😱 La manœuvre pour le ponton s’annonce corsée ! Déjà qu’après 4 mois à terre, la fatigue accumulée et l’émotion on ne sait plus quels réflexes on a, mais si en plus il faut réfléchir à l’envers…! La zone est généralement venteuse avec un courant prononcé, et évidement nous sommes à mi-marée, donc au plus fort du courant. L’amarrage se fait sur une bouée à l’avant et des amarres au ponton à l’arrière. Nous avions jugé que je pouvais attraper la bouée sans gaffe, erreur ! Impossible de l’atteindre à la main. Ce qui devait arriver arriva… Nous raclons l’angle saillant du panneau solaire du voisin, ce qui nous fait une belle entaille dans la peinture toute neuve 😖 Une fois amarrés, le moteur ne s’éteint pas 🙄 On l’éteint directement sur le moteur, encore un « détails » à régler qui s’ajoute à la liste. De son côté Tobago reprend ses bonnes habitudes et reste calme et à sa place pendant toute la manoeuvre. 😇 Difficile de se détendre pour le reste de la journée. Heureux d’être sur l’eau mais saoulés de nos erreurs. Bien qu’avec du recul on réalise qu’on a évité un carnage ! ✨ Vendredi la matinée s’annonce animée : le gréeur doit venir à 09h30 pour ajuster le réglage des haubans, l’électricien qui nous a changé le démarreur doit passer dans la matinée pour regarder s’il ne s’est pas trompé dans les branchements, idem pour Newton à qui nous voulons montrer la balafre et voir si c’est récupérable. Espérons qu’ils ne viennent pas tous en même temps !! 

Vendredi : et si, ils viennent un peu tous en même temps, mais c’est efficace et les problèmes se résolvent petit à petit. Newton est ok pour reprendre la peinture depuis l’eau, c’est une très bonne nouvelle. En parallèles de tous ces intervenants, nous nous attaquons aux drosses du secteur de barre (qui sont à l’origine du problème de barre : nous les avions mal remontées). Ah oui et à 13h, au milieu de ces joyeusetés, il faut qu’on aille chercher la voiture de location qu’on avait réservée 😅 Les joints des panneaux et hublots sont graissés. La journée se termine, nous sommes fatigués mais bien contents d’avoir réglé les problèmes de la veille. 

le drame..!
Le petit prince sur l'eau !
Conversation entre Tobago et ses deux nouveaux amis

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Découverte de l'île

Samedi : journée de rêve ! Nous nous obligeons à faire une pause dans les travaux et profitons de la voiture louée. C’est parti pour une des plus belles plages de Trinidad sur la côte nord : « Maracas Beach ». Lieu touristique mais nous sommes trop contents de gonfler nos poumons d’iode, de mettre les pieds dans le sable et de se remplir les oreilles du bruit à la fois doux et fracassant des vagues. Pour le déjeuner on goûte à la spécialité locale : le requin !! 

Shark power !

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Ensuite, direction « Rincon Waterfall ». Nous ne nous lassons pas de regarder dans le rétro la petite truffe de Tobago qui dépasse et ses oreilles au vent 😄 Nous garons la voiture au bord de la route et nous engageons sur le chemin, plein d’entrain, et naïvement sans avoir regardé de carte en amont. Évidement on ne capte pas sur place ! Ce n’est pourtant pas la première fois qu’on se fait avoir dans la forêt tropicale !! 😅 Esperons que nous arrivions à atteindre la cerise sur le gâteau de la randonnée : la cascade. A chaque début de mauvaise route, nous trouvons toujours une personne sur le chemin pour nous rediriger ! ✨ A part ces quelques locaux tombés à pic, nous marchons 1,5h dans la forêt seuls au monde. C’est exactement ce que nous désirions !! Tobago s’en donne à cœur joie, et nous sommes impressionnés de son agilité pour dévaler les pentes, sauter les obstacles ou grimper les pentes abruptes. Il s’en sort mieux que nous et fait souvent demi-tour avec sa petite tête sur le côté comme pour nous dire « bah alors, allez on avance !! ». La densité de la forêt nous offre une fraîcheur bien appréciée. Nous traversons quelques rivières, et nous enfonçons dans une dense végétation luxuriante aux différentes nuances de verts. Et parfois, une touche de couleur se dessine. Nous arrivons à cette magnifique cascade, à la fois calme et bruyante. Nous nous régalons les yeux et revigorons nos muscles en surchauffent dans cette eau fraîche. Nous ne tardons pas à prendre le chemin du retour pour ne pas se faire surprendre par la nuit, qui tombe beaucoup plus vite dans la forêt. Retour au bateau : fatigués, d’une fatigue qui nous avait manquée, et tellement heureux de ce cadeau que fût cette journée si ressourçante. 💝

Termitière

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Lundi, nous partons nous balader à la « Bamboo Forest ». Tobago ne se fait pas prier pour monter dans la voiture ! Il a bien compris : voiture = super promenade !! 😄 Un havre de paix encore une fois, et très peu de monde. Nous marchons tranquillement dans ces chemins qui zigzaguent entre les bambous et toute cette végétation extraordinaire. Les bruits de nos pas sont accompagnés par le craquement des bambous, quelques bourdonnements et le chant des oiseaux. Que c’est apaisant ✨ Nous terminons cette balade par un peu de hauteur et admirons l’horizon. 

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L’après-midi nous embarquons sur un canot au cœur des mangroves du « Caroni Birds Sanctuary » pour une balade paisible à la découverte d’oiseaux magnifiques. Héron bleu, blanc, jaune ou gris, flamand rose, et d’autres espèces dont nous n’avons pas compris le nom. Au cœur du sanctuaire, à la tombée du jour, ils viennent tous colorer l’îlot central. Regardez, il était vert et le voilà parsemé de rouge ! Ces oiseaux d’une couleur incroyablement vive sont sublimes. Ils arrivent par petite vague et chacun trouve une place pour la nuit. C’est un ballet calme et féérique. 

Héron bleu
Voyez-vous le serpent qui dort ?
Héron jaune
Un animal se cache !
Retour à la tombée du jour

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Retour aux derniers travaux avec en priorité l’étanchéité du panneau de notre cabine. Parce que ça commence à bien faire qu’une bassine nous sépare durant les nuits pluvieuses !! 😓 Après avoir changé le joint intérieur du panneau aux Canaries, puis le joint de la charnière à Trinidad, nous optons pour changer le joint du plexiglas (le plus pénible de tous 😁). En avant : démontage complet du panneau, élimination de l’ancien joint, mise en place de scotch pour prévenir des débordements, application d’un primer spécial, application du nouveau joint, séchage (2 jours), et remontage. Cette fois-ci on espère vraiment que c’est la bonne !!🤞🤞 Tant qu’à avoir le matériel, nous décidons de changer également le joint intérieur + le joint du plexi du panneau du carré. On s’y attèle le coeur bien lourd près avoir pris connaissance de la situation en  Ukraine… 🙏🇺🇦

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Ces derniers jours Tobago s’est trouvé un nouveau méga pouf : le génois !! 😄

Et puis, lundi midi, vient enfin la décision du départ !! Il est fixé pour mercredi matin. 🥳 On se hâte de hisser les voiles d’avant et de raccrocher les ris dans la GV. A peine la décision du départ est prise que la capote nous lâche. On arrive à la faire réparer en 24h ! 😥

Mardi, on s’active car la liste des choses à faire avant le départ est longue ! 🧺⛵️💨🌊 Et rien ne va comme prévu… 😳 Le plein de courses nous prend toute la matinée car le taxi du chantier est complet, la clearance de sortie prend 2h à Jed, au moment de lancer les machines : plus d’électricité donc plus d’eau, et quand cela revient une seule machine fonctionne et 3 machines sont prévues avant nous… Pendant Jed gère la préparation du bateau mon minuteur chauffe entre les lessives et sèche-linge à lancer et la cuisine. 🤯 Oui parce que je veux bien être optimiste, mais une navigation de 3 jours au près après 5 mois à terre, j’ai peu d’espoir de réussir à cuisiner en navigation !! 😁 

Mercredi matin, l’intensité de la préparation express, une mauvaise nuit et une fatigue de fond nous font décaler le départ. Sage décision initiée par le capitaine voyant mon état ! 

Pour la direction c’est 🥁🥁🥁 le Nord des Antilles, avec un stop en Guadeloupe. Enfin c’est le plan, mais cela évoluera peut-être en route. Pour le reste, ça mûrira aussi en route !!

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Juste pour le plaisir du constat : liste des travaux effectués ✅

La coque

  • Poncer intégralement la coque jusqu’au mastic, appliquer un nouveau mastic
  • Poncer intégralement la quille et le safran, appliquer de la fibre de verre et du mastic
  • Changer les anodes & ajouter une anode sur la quille
  • Appliquer nouveau primer & antifouling
  • Resserrer les boulons quille
Coque : Avant
Coque : Après
  • Nouvelle peinture
Avant
Pendant
Après

Structure

  • Varangue 
    • Démâter 
      • Déconnecter câbles électriques
      • Enlever vaigrages 
      • Démonter tauds
      • Affaler voiles d’avant
      • Enlever enrouleurs 
      • Enlever bastaques 
      • Enlever baume : Démonter frein baume & hâle-bas baume, enlever GV
      • Enlever drisses du piano
    • Détruire pièce pied mât & bois pourri des varangues 
    • Laisser sécher zone
    • Reconstruire varangue
      • Faire le shape
      • Découper bois
      • Poncer zone
      • Enduire de fibre de verre et expoxy
    • Reconstruire pièce pied de mât incluant une rigole à l’intérieur pour évacuer l’eau de pluie passant dans le mât
Varangue : Avant
Varangue : Pendant
Varangue : Après
  • Mât
    • Changer les câbles électriques
    • Passer un fil témoin
    • Réparer réas en tête de mât
    • Traiter point de corrosion 
    • Remâter & remonter tout ce qui a été démonté
    • Installer un col de signe pour faire passer câbles du mât à l’intérieur du bateau
      • Trouer pont & fixer de manière étanche le col de signe
      • Créer le passage intérieur des câbles
      • Effectuer les connexions électriques
    • Faire des surliures sur les drisses
    • Régler le gréement
Chaussure de mât : Avant
Chaussure de mât : Après

Safran

  • Démonter secteur de barre et faire tomber safran
  • Poncer support barre de secours 
  • Démonter, nettoyer et remonter colonne de barre 
  • Étanchéifier passage des fils des instruments de nav dans colonne barre 
Secteur de barre : Avant
Secteur de barre : Après
  • Remplacer pièce inox de butée du secteur de barre
Block-secteur-barre_avant
Avant
Après
  • Changer le système de paliers
    • Enlever cage inférieure & tube de jaumiere 
    • Meuler 2 slives alu sur la mèche, poncer & nettoyer la zone 
    • Coller nouvelles slives inox sur la mèche
    • Reconstruire support en bois de cage supérieure
    • Installer nouveau tube de jaumière & cage inférieure 
    • Couper tube de jaumière à la bonne hauteur
    • Installer cage supérieure (vigilance sur alignement)
    • Remonter secteur de barre avec nouveaux câbles 
    • Installer joint 
    • Peindre coque autour du trou extérieur
    • Remonter capteur d’angle du pilote
Tube de jaumière : Avant
Palier : Avant
Ensemble des pièces : Après

Cockpit

  • Enlever ancienne manette moteur 
  • Remplacer enceinte tribord cockpit 
  • Mettre en place nouveau système de sangles pour tenir arceaux de la capote
  • Faire réparer capote
  • Couper nouvelles amarres
  • Mettre en place système de rangement des amarres dans coffres
  • Ajouter évacuation tribord eau cockpit 
  • Mettre bouton pression rabat taud + taud axe
  • Reconstruire totalement les coffres (problème d’étanchéité)
    • Découper coffres
    • Poncer zone
    • Reconstruire structure coffres
    • Fibrer & epoxy
    • Peindre
    • Construire couvercles ajustés + incruster teck, charnières et poignées
Coffres : Avant
Coffres : Pendant
Coffres : Après

Jupe

  • Ajouter teck pour créer marche 
  • Changer prise de quai, étanche et incrustée dans jupe
Avant
Avant : connexion dans les coffres ce qui obligeait à les laisser entre-ouverts
Après : connexion étanche à l'extérieur sur la jupe

Pont

  • Faire des joints sous les protège ridoirs
  • Refaire les joints des cadènes
  • Intégrer ridoirs dans filières pour régler tension 
  • Refaire étanchéité du nable bâbord
  • Refaire étanchéité des chandeliers 
    • Construire contre-plaques fibrées
    • Percer trous plus gros, les combler d’expoxy chargée
    • Fixer chandeliers avec joint
  • Changer joints des panneaux 
  • Mettre des gaînes de protection sur les câbles extérieurs
  • Frotter teck
Teck (au sol) : Avant
Teck : Après

Mouillage

  • Construire baille à mouillage accessible sur le pont
    • Découper le pont 
    • Découper plancher ancienne baille
    • Poncer zone
    • Construire paroi pour support guindeau
    • Créer passage de la chaîne dans paroi
    • Reboucher et peindre anciens trous évacuation
    • Fibrer la baille 
    • Créer passage de chaîne sur pont
    • Découper, modeler et fixer plaques inox (à la main !! 💪)
    • Fabriquer supports pour couvercle
    • Fibrer dessous du couvercle
    • Incruster charnières et poignée dans couvercle
    • Peindre baille
    • Fixer anneau d’amarre de la chaîne 
    • Installer davier à la sortie du guideau pour que chaîne tire droit
    • Démonter & nettoyer guideau + changer huile d’embrayage du moteur 
    • Repeindre moteur du guideau
    • Fabriquer joint guideau
    • Installer guideau
    • Passer câbles des feux de navigation avant
    • Fixer manivelle guideau
  •  Nettoyer et remonter plateforme 
  • Retordre davier + le remonter
  • Remonter œillères des trous évacuation
  • Refixer taquets 
  • Refixer balcon avant
Avant : pont fermé
Avant : accès par l'intérieur
Pendant
Baille-mouillage_apres
Après
  • Nouveaux bouts pour main de fer
  • Nouvelle chaîne 
Avant
Après

Moteur

  • Nettoyer arbre hélice
  • Graisser hélice
  • Changer bague hydrolube 
  • Changer presse-étoupe
  • Démonter et vérifier coude échappement 
  • Changer courroie de distribution
  • Contrôler le démarreur
  • Contrôler l’alternateur
  • Reconnecter sonde température huile 
  • Faire les niveaux moteur 
  • Créer un nouvel échappement moteur
Echappement moteur : Avant (sur l'arrière tribord)
Echappement moteur : Après

Eléctricité

  • Effectuer de nouveaux branchements pour pompe cale, feux de navigation et pont
  • Installer antenne Wifi
  • Installer cadran intérieur pilote
  • Changer antenne GPS/AIS
  • Connecter compas pour éclairage de nuit
  • Installer câble de contrôle de température des batteries
  • Installer nouveau chargeur quai 
Avant : connexions dans les fonds de cale, exposées à l'eau
Après : connexions dans l'atelier, au sec

Intérieur

  • Nettoyer pompe eau de mer 
  • Nettoyer pompe dessal
  • Nettoyer fonds de cale
  • Nettoyer filtres pompe de cale
  • Nettoyer loch
  • Graisser joints hublots
  • Amarrer banc du carré
  • Découper planchers
  • Créer trou cloison réservoir pour aération et nettoyage
  • Refaire languettes bois planchers
  • Nouveau passe-coque
    • Ouvrir ancien trou
    • Démonter wc et déconnecter tuyaux dessal
    • Trouver vanne qui correspond à l’espace (hauteur, manipulation poignée,…), reprendre filetage pour l’adapter au passe-coque en place, installer vanne & faire étanchéité
    • Connecter tuyaux dessal
Languettes planchers : Avant
Languettes planchers : Après
  • Réservoir gazole tribord
    • Sortir
    • Vider
    • Laver
    • Mettre sous pression
    • Souder trous
    • Réinstaller
Avant
Après