Veille du départ

Dernières lessives, petit coup de ménage, plein de fruits & légumes… Levenez & nous sommes prêts et propres !! On croise une dernière fois le marinero trop gentil de la Marina, dernière soirée avec Llastarri, dernière nuit complète..! 

Jour du départ

Le réveil sonne, c’est le grand jour !! L’excitation monte, autant qu’une petite boule au ventre ! Dernier au revoir à Llastarri. Le vent est plutôt fort, nous avons un grand comité de départ pour nous aider à sortir de la place de port sereinement ! 

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Ça y est, on est sorti du port…!! Yahooooo !! 🤪 20nds de vent de face, comme prévu, on sait que les premières heures / jours ne seront pas des plus confortables. Le bateau gîte beaucoup et tape sur les vagues, rien d’anormal. On descend fermer la vanne de l’évier qui risque de déborder (la gîte étant forte, l’eau est remontée). On sent une odeur de gazole, sans s’inquiéter plus que ça. Le bateau est bien secoué, c’est normal d’avoir quelques effluves. Mais quand même, au bout d’un moment, l’odeur vient sérieusement chatouiller nos narines depuis le cockpit !! Là, ce n’est pas normal! 🤨 On descend voir et… nous ne mettons pas longtemps à constater que les cales sont remplies de gazole, jusqu’à déborder des planchers sous le vent… 😣 L’odeur est intenable, ce qui rend l’identification & la résolution du problème, sans compter le nettoyage de toutes les cales et planchers, impensable dans cet état de mer. La décision est vite vue, même si elle nous fend le cœur, retour au port… 

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Il faut l’avouer, cela a été un peu dur d’accuser le coup. Être coupés dans son élan, après déjà tant de préparation, c’est pas facile ! 😔 Mais on est gâtés de tant d’affection autour de nous, virtuelle (mais bien appréciée) par nos proches, et bien réelle par Llastarri qui nous accueille au port et nous aide à nous changer les idées. 🤗

Le coup de mou passé, il est bon de se rappeler le nom de notre bateau ! Il faut se battre pour que la Joie reprenne toute sa place à bord. D’une part parce que les moments en sont plus agréables, et d’autre part car c’est elle qui nous conduit au courage de se remettre au travail et à la persévérance.

Au travail

Une fois les cales vidées du gazole, place à l’identification du problème. Peu d’hésitations pour définir que la problématique vient du côté du réservoir bâbord. Toutes les connections visibles sont sèches. Pas le choix, il faut sortir le réservoir du bateau. La crainte qu’il soit incrusté dans la coque rôde dans nos têtes. On se lance, étape par étape. D’abord : vider le réservoir. Mais où stocker ce gazole ? On pourrait acheter des bidons spéciaux, mais il en faudrait 7, en plus des 4 (pleins) que nous avons déjà à bord. 15€ le bidon que nous ne pourrons pas garder à bord ensuite, nous nous orientons plutôt sur l’achat de bonbonnes d’eau. Nous voilà avec 18 bidons de 8L. Ces 144L d’eau déchargés sur le ponton, nous croisons Manfred, notre bateau voisin de la Talisker Whisky Atlantic Challenge, qui nous dit avoir une multitude de bidons vides a nous prêter! 😏 Pour pomper le gazole du réservoir, nous avons trouvé une pompe qui s’utilise grâce à une perceuse (merci Llastarri pour l’idée). Pompe achetée, notre perceuse n’est en fait pas assez puissante pour la faire fonctionner… mais Manfred connaît bien le chantier du port, et hop on se fait prêter le bon outil !

Opération packs d'eau... Qui s'avérera inutile !
Pompe pour vider le réservoir

Matériel OK, réservoir vidé, on enlève une ou deux cales et là… le réservoir bouge facilement ! Ce qui signifie qu’il n’est pas collé ou résiné sur la coque !!!! Première victoire, grand soulagement !!! 🙌

Réservoir sorti du bateau, coup de chiffon pour y voir clair, aucune fuite à l’œil nu. On bouche toutes les sorties du réservoir sauf une sur laquelle nous pluggons la pompe de gonflage de l’annexe. L’idée étant de sentir de l’air sortir par la fuite potentielle, mais rien. Nous recommençons l’opération en mettant de l’eau sur le réservoir, puis du pec citron, dans le but de voir des bulles au niveau de la fuite. Toujours rien. Nous essayons avec de l’eau dans le réservoir, aucune fuite visible. On creuse, on creuse, … le problème ne semble pas venir du réservoir en soit. Les investigations continuent et le samedi nous arrêtons notre verdict sur le tuyau permettant de voir le niveau, connecté à la vanne de purge. La fuite devait provenir de cette connexion, invisible quand le réservoir est à poste. Ce tuyau, ainsi que celui relié au nable (trou sur le pont par lequel nous faisons le plein de carburant), sont à changer. C’est le week-end, on doit attendre lundi. A non pardon, lundi et mardi sont fériés, on doit attendre mercredi ! 😬 Bref, on le savait déjà, mais nous ne serons pas arrivés aux Antilles pour Noël.

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Emplacement du réservoir bâbord
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Réservoir bâbord sur le quai

Au milieu de tout ça, c’est au tour de Llastarri de prendre le départ pour la traversée ! Ils étaient présents pour notre départ, et nous l’avons finalement aussi été pour le leur. Bonne mer Llastarri !