Gibraltar

Nous avons tellement pensé à cette étape, et depuis Formentera les navigations ont étés si longues qu’on a de la peine à réaliser ! On y est !! Enfin !!!

La page Méditerranéenne se termine. Cette mer regorge de lieux magnifiques mais les conditions climatiques lunatiques sont éprouvantes.

Le lendemain de notre dernière galère méditerranéenne (panne moteur), nous arrivons à la pointe de Gibraltar puis au mouillage de la Linea (accolé à Gibraltar, côté espagnol). Quelle sensation étonnante! Le lieu n’est pas charmant de premier abord (cargos, immeubles, grues, cheminées industrielles), mais il est si symbolique! Les bateaux qui nous entourent sont des voyageurs, arrivant ou se préparant au grand voyage. Les perspectives qui s’ouvrent sont remplies d’aventures !!

Une visite de la ville de Gibraltar nous a offert un plus beau visage de cet endroit atypique (recoins typiques anglais mais avec du soleil et des palmiers !!)

Sur la droite : le fameux caillou de Gibraltar - sur la gauche au loin : l'Afrique !!
Excitation d'être arrivés jusqu'à ce caillou !!
Passage de la pointe de l'Europe !
On se fraye un chemin parmi les cargos !
Le passage depuis la terre !

Le passage du détroit 

Arriver à Gibraltar est une chose, il faut ensuite passer le détroit!

Après quelques jours de repos, nous voilà repartis. Le détroit fait environ 14km de large et il dure une 30ène de miles. Dans cet espace se croisent bateaux et cargos. Nous avons choisi un créneau météo favorable et un horaire nous permettant d’être à marée haute à la sortie du détroit, afin que le courant nous pousse vers la sortie. Malgré cela nous avons bien senti 2-3 noeuds de courant contre (l’inertie restante de la marée descendante) les premières heures. Attention à la marche comme dirait papa, et hop nous voilà dans l’océan à la tombée de la nuit! En avant pour notre plus longue traversée, et première océanique, vers les Canaries.